France – Maroc : lire la relation économique à travers trois chiffres
Échanges, investissements, filiales : ce que disent les chiffres 2025 d’une relation de proximité.

Une relation économique se lit d’abord dans ses flux. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et le Maroc atteignent 15,1 milliards d’euros, un niveau record, en progression de 1,9 % sur un an. Le Maroc est le premier client et le premier fournisseur de la France en Afrique : il absorbe à lui seul 43 % des exportations françaises vers le continent.
Le détail des flux montre une relation qui s’équilibre. Les exportations françaises vers le Maroc progressent de 3,6 % à 7,7 milliards d’euros, portées par le matériel électrique et les produits agricoles. Les importations restent stables à 7,4 milliards d’euros, la baisse des véhicules automobiles étant contenue par la hausse du matériel électrique, des produits aéronautiques et des équipements automobiles. Résultat : l’excédent commercial français se renforce à 340 millions d’euros, après un retour à l’équilibre en 2024.
Le deuxième chiffre concerne l’investissement. La France représente 33 % des flux nets d’investissements directs étrangers entrants au Maroc en 2025 : elle est le premier investisseur étranger du pays, en flux comme en stock. Les flux nets français ont atteint 10 milliards de dirhams, soit environ un milliard d’euros, leur plus haut niveau depuis dix ans. Ils expliquent à eux seuls 90 % de la hausse des flux d’IDE nets au Maroc entre 2024 et 2025.
Le troisième chiffre est celui de l’ancrage local. Près de 1 159 filiales d’entreprises françaises sont implantées au Maroc et emploient près de 152 000 personnes. La quasi-totalité des entreprises du CAC 40 y est représentée, dans l’industrie comme dans les services. Le Maroc est ainsi la première destination des investissements français en Afrique.
Que disent ces trois chiffres à un dirigeant ? D’abord que la relation n’est pas ponctuelle : elle repose sur des entreprises installées, des chaînes de valeur intégrées et des emplois durables. Ensuite que le marché est dense, donc exigeant : s’y implanter suppose de connaître ses interlocuteurs, ses relais et son calendrier. Enfin que les dynamiques sont sectorielles : automobile, électronique, santé, énergie et numérique concentrent l’essentiel des investissements récents.
Pour transformer ces repères en projet, la méthode compte autant que les chiffres : écouter le besoin, analyser le marché et les interlocuteurs, activer les bons leviers, puis mesurer les résultats. C’est précisément le rôle d’un accompagnement structuré entre la France et le Maroc.
SIYA Act
Un projet de développement entre la France et le Maroc ?
Parlons-en→




